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Dimanche 25 mai 2008

Cest le dernier jour de la colo. Dans l'intimité de notre chambre nous nous posons des questions sur la suite à donner à notre coup de foudre. Ayant trouvé une solution provisoire nous nous enlaçons quand Rémy, le simplet des cuisines, comme nous l'appelons, nous surprend en flagrant délit d'embrassade. Il nous demande qu'est-ce que ça fait d'embrasser un garçon plutôt qu'une fille. A bout d'arguments, nous lui proposons d'essayer. Le premier contact n'est pas une réussite !

  • -- Que se passe t'il ? Tu n'aimes pas ?
  • -- Si !
  • -- Alors pourquoi t'échappes-tu ?

A cette question, nous voyons dans son regard une grande confusion qui se transforme rapidement en une détermination farouche. Laquelle ? Je me demande si nous n'avons pas joué avec le feu. Il est gentil et calme. Mais parfois il a des réactions inattendues qui peuvent être violentes. Comme il est costaud et ne contrôle pas sa force, je ne suis pas très rassuré. Je vois au regard d'Alex, qu'il pense comme moi. Subitement Rémy fait le pas qui me sépare de lui et me prend, presque violemment, dans ses bras et plaque ses lèvres sur les miennes. Je n'ai ni le temps d'avoir peur, ni celui de réagir que sa langue a déjà investi ma bouche. C'est lui maintenant qui me fourrage la bouche en tout sens comme une bête affamée. Je le calme de mon mieux, essaie de le guider et lentement, nous arrivons à quelque chose de plus serein, plus sensuel. Il comprend difficilement lorsqu'on lui parle, mais avec des gestes, des mises en situations, lorsqu'on prend la peine de lui montrer, comme en ce moment, il comprend aussi bien qu'un autre. Pas de doute il a compris, bien compris et il aime ! Comme ce baiser n'en finit plus, Alex se manifeste pour rappeler qu'il est là et attend son tour. J'essaie de me séparer de lui mais l'animal ne veut plus me lâcher. Alors Alex s'approche de nous, le prend dans ses bras et commence à nous caresser. Il embrasse Rémy dans le cou. Ce dernier, sentant cette nouvelle présence amicale, reprend pied avec la réalité.

Il quitte ma bouche, nous regarde l'un après l'autre comme s'il revenait d'un lointain voyage. Il sourit à Alex qui l'a presque pris dans ses bras et le bécote toujours. Il me regarde.

  • -- C'est bon ! Encore !
  • -- C'est comment alors d'embrasser un garçon ?
  • -- C'est bon ! Encore !

Voyant que nous ne pouvons aller plus loin dans la discussion, ni nous défaire de lui, Alex se place devant lui, tandis que je m'écarte. Avec la même fougue qu'avec moi Rémy baise Alex à pleine bouche. Le même scénario se répétant, j'interviens comme l'a fait Alex et Rémy comme tout à l'heure se relâche et nous regarde l'air perdu, hébété. L'expérience est nouvelle, l'émotion trop forte pour lui.

  • -- C'est bon ! Encore !
  • -- C'est comment alors d'embrasser un garçon.
  • -- C'est bon ! Encore !
  • -- Oui mais on t'a embrassé tous les deux comme on t'avait promis.
  • -- Oui ! C'est bon ! Vous êtes des potes ! Je vous aime !

Il y a une tension palpable entre nous. Moi et Alex aimerions maintenant être seuls. Lui les bras ballants n'a pas bougé d'un pouce et semble en pleine confusion. Quelque chose le tracasse, mais quoi ? Comment le lui demander, l'atteindre ?

  • -- C'est bon !
  • -- Oui Rémy.
  • -- Très bon !
  • -- Oui Rémy, mais que veux-tu à la fin.
  • -- Je peux vous poser une question ? Après j'm'en vais.

Ouf ! Pensons-nous tous les deux. On ne se doutait pas de la question !

  • -- Vous faites l'amour tout nus ?

Un long moment nous nous regardons interdits. Que répondre ? Où veut-il en venir ? Quelle idée trotte dans sa tête ? Est-il si innocent qu'il en a l'air ? Si nous lui répondons oui que va-t-il nous demander… Si nous lui répondons non quelle sera sa réaction. Il paraît si excité ! Ce n'est pas le moment de le vexer. Il n'est pas si couillon qu'il en a l'air ! Du regard nous optons pour la vérité.

  • -- Oui, bien sûr.
  • -- Tout nus, tout nus ! J'peux voir ?
  • -- Mais Rémy on ne fait pas ça devant les gens ! C'est comme quand on va faire caca, on se cache.
  • -- Ah !… Moi j'aurai bien voulu voir.
  • -- Non Rémy ça ne se fait pas !
  • -- C'est parce que moi je suis pas tout nu ?
  • -- En quelque sorte.
  • -- Ah !… Si je me mets tout nu, on peut le faire à trois comme pour le baiser ?

On se regarde de nouveau. On en sortira pas. Il est excité, têtu comme une mule ! Nous n'arriverons à rien ! Il faut y passer. Impensable de dévoiler publiquement notre liaison, de divulguer la scène du baiser dont Rémy parlerait infailliblement dans sa colère. Comme Alex je voudrais bien faire l'amour encore une fois avant de nous quitter demain ! Le faire avec Rémy mettrait un peu de sel à nos ébats. Et puis, pourquoi faire de la peine inutilement à ce garçon qui a déjà assez de malheurs dans la vie ? Ce n'est pas très moral. C'est choquant. De quelle morale parlons-nous ? Eduquer une personne avec les moyens appropriés, c'est ce que nous faisons en ce moment. Est-ce vraiment amoral ?

  • -- Ecoute Rémy on veut te montrer comment faire, à condition que tu ne dises rien à personne.
  • -- Tout nus ?
  • -- Oui, tout nu !
  • -- Vous êtes chouettes. Je vous aime !
  • -- Alors tu ne dis rien ? A personne ?
  • -- Oh non ! Je jure ! Les autres y me feraient trop de misères et puis y partent tous demain ! Alors tu vois ?
  • -- Tu commences le premier.
  • -- Pourquoi moi ?
  • -- Pour nous faire plaisir. Nous, nous voudrions bien te voir tout nu avant de commencer à faire l'amour.
  • -- Pour vous faire plaisir, je veux bien ! Vous êtes chouettes !

C'est un risque, un pari. C'est vrai que dès demain matin nous partons. Alors…

Rémy sans précipitation se déshabille, plie ses vêtements, les range soigneusement. Il est poilu comme une bête ! Il a des poils partout ! Sur les membres, le dos, la poitrine. Un véritable ours ! Je ne parle pas de sa toison dans laquelle sa bite disparaît presque ! Ce qui est curieux, c'est que sur ce corps couvert d'une fourrure, bestiale, bien proportionné, il a une tête d'ange où il n'y a aucune trace de pilosité malgré son âge. Tel qu'il est, on n'a pas vraiment l'impression qu'il soit nu et pourtant il est là, à poil, les bras ballants. Il nous regarde, heureux, attendant notre bon plaisir pour la suite des opérations.

Avec Alex nous ôtons notre tee-shirt et approchons de lui. Nous le faisons avec lenteur, car nous le sentons tendu. Doucement, sans gestes brusques nous l'approchons, commençons à le caresser sur le haut du corps. Il trésaille. On sent qu'il est perdu, qu'il hésite. Alors j'approche ma bouche de la sienne et pose mes lèvres sur les siennes. Cela le rassure. Il connaît maintenant ce contact et y répond instantanément. Pendant ce temps Alex se déshabille entièrement et vient se coller à lui par derrière. Le sentant Rémy se contacte de nouveau mais par mon baiser, un affermissement de mon enlacement, des paroles, douces je le rassure. Je lui dis que c'est Alex, qu'il va lui apprendre à faire l'amour alors il se détend, accepte les caresses d'Alex sur sa poitrine puis sur son ventre. Il se détend si bien qu'il prend enfin une première initiative. Il m'entoure de ses bras, relâche la pression de son baiser et commence à me caresser le dos. Il est hésitant. Ses gestes sont encore incertains mais on sent que tout cela lui plait, qu'il y prend goût.

Toujours avec prudence, je me retire laissant ma place à Alex. Le changement de partenaire se fait sans réaction notable. Je me dénude entièrement et viens me placer derrière lui. Ma queue bien raide, vient se glisser entre ses jambes sans qu'il réagisse, tout occupé qu'il est à se frotter à Alex avec un plaisir de plus en plus évident. Je l'embrasse dans le cou, puis sur le haut du dos, le lèche, descend petit à petit, m'agenouille, et commence à m'occuper de ses fesses. Je les embrasse, les caresse, les lèche, les mordille. Sa fourrure est douce au toucher. Il réagit de plus en plus fort. Tout en ne lâchant pas Alex, il commence à onduler du bassin. Quand j'immisce ma langue dans sa raie, ses mouvements augmentent d'intensité, il commence même à gémir. Il apprécie notre traitement et surtout y participe. Il semble maintenant en pleine confiance et est apparemment complètement détendu. Alors tout en le baisouillant, lui léchant la raie, j'avance prudemment mes mains entre ses cuisses. A ma grande surprise et ma grande satisfaction, il accepte cette avance en les écartant. Signe d'approbation qui me permet de lui prendre les couilles à pleines mains. Maintenant il a lâché Alex qui libéré s'agenouille, lui prend la queue. Une belle queue bien droite, grosse sans excès, plutôt longue. Un beau bijou de famille comme ses couilles dont je m'occupe avec plaisir. Toujours debout, ondulant sous nos caresses, il gémit pousse de petits soupirs, nous encourage par des : "Oui ! Oui ! Encore !…". Nous l'exhortons à ne pas faire de bruit, lui disons qu'on peut nous entendre dans les autres chambres mais, peine perdue ! Il est aux anges, découvre un monde inconnu, est entièrement tourné vers son plaisir et n'a manifestement rien à foutre des autres. Moi avançant dans mes activités anales, j'enfonce ma langue de plus en plus dans ce trou neuf qui se donne à moi sans retenue bien au contraire. Légèrement penché en avant, Rémy a pris appui sur les épaules d'Alex qui s'occupe avec sa bouche de la queue qui lui est offerte. Rémy se donne totalement, va au devant de nos caresses, est un élève merveilleux qui spontanément jouit de nos attentions. Une langue dans le cul, une bouche en guise de capote, son bassin va instinctivement d'avant en arrière et amplifie tout les plaisirs que nous lui offrons. Tout son corps n'est qu'ondulations, il n'est plus vraiment avec nous, tourné seulement sur les sensations que nous lui procurons. La chambre est redevenue silencieuse. Seul Rémy trouble ce silence en émettant des soupirs et de petits cris. Nous le besognons de plus en plus franchement, de plus en plus vigoureusement et c'est maintenant son corps seul qui réagit à nos actions. Tout en lui léchant le cul, je lui caresse les cuisses, le bas ventre, tandis qu'Alex lui masse l'arrière des cuisses et les couilles. Sous toutes ses caresses, Rémy devient comme fou, ne se contrôle plus vraiment. Il bouge dans tous les sens. Ses mouvements sont saccadés. Il ne crie plus, ne gémit plus ! Seule sa respiration haletante, saccadée nous informe de son plaisir et de la monté d'une jouissance qui maintenant ne va pas tarder à exploser. C'est bon de faire jouir un garçon qui n'a jamais connu ces délices, qui découvre le monde, son corps, qui pour la première fois se donne totalement, vous fait une confiance totale. C'est bon et émouvant. Nous voudrions que pour lui les choses continuent indéfiniment mais la nature a ses limites, ses exigences et Rémy dans un râle puissant, une contraction impressionnante lâche sa première giclée. Alex n'a que le temps de lâcher cette queue qui maintenant ressemble à une fontaine d'où l'eau sort à gros bouillons. Le sol et inondé du foutre de Rémy. Il prend Alex, qui vient de se relever, dans ses bras, le serre avec toute sa force. Il pleure ! Nous savons que c'est de bonheur, d'émotion, de reconnaissance. Comprenant que le paroxysme de sa jouissance est passé, je me relève à mon tour et par derrière l'enlace pour lui signifier ma joie, mon émotion, ma satisfaction pour lui avoir, avec l'aide d'Alex permis de connaître ce bonheur qui pour chacun de nous est égal au sien et quotidien. Comprenant la solitude abyssale de ce garçon, sa normalité physique et soupçonnant toutes les frustrations que cela doit lui procurer sans parler des vexations que nous lui infligeons au quotidien, je me sens très triste et très proche de lui. J'ai l'espace d'un instant le sentiment étrange de le connaître, d'être en symbiose avec lui, de l'aimer.

Après ces embrassades pleines d'émotion de sensibilité exacerbée, il faut bien revenir à la réalité, au présent. Calmé émotionnellement, les couilles vidées, saturé de caresses, ayant retrouvé son calme, sous le contrecoup d'une expérience d'une intensité peu commune, Rémy est devenu un être "normal". Combien de temps cela durera-t-il ? C'est une autre histoire. Pour un long moment nous parlons à un garçon qui, a retrouvé une expression orale normale. Il se rhabille et nous dit sa joie, sa reconnaissance pour ce que nous lui avons fait connaître. Il nous parle aussi un peu plus de sa vie ici, de ses joies, de ses peines, de ses frustrations. Il nous quitte enfin sans nous avoir oublié de nous remercier une fois encore et embrassé.

Rémy parti, nous nous retrouvons seuls face à notre destin. Nous restons un moment à discuter de ce que nous venons de vivre, de ce qui nous attend et tout naturellement nous tombons dans les bras l'un de l'autre et connaissons une dernière fois dans cette chambre un plaisir que nous espérons de tout cœur pouvoir renouveler encore et encore…

publié dans : Histoires
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Samedi 24 mai 2008
Eonandmodel o_m
q_m p_m
n_m k_m
g_m f_m

Quoi de mieux ?

publié dans : Mes fantasmes
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Vendredi 23 mai 2008

http://www.megarotic.com/?v=3EY06LT9


...quel bonheur !
par Aldrin publié dans : Mes fantasmes
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Jeudi 22 mai 2008

découvrent...

par Aldrin publié dans : Mes fantasmes
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Mercredi 21 mai 2008
par Aldrin publié dans : Mes fantasmes
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Mardi 20 mai 2008

http://www.megarotic.com/?v=L1YVUGZ2

...n'exclue pas la tendresse !
par Aldrin publié dans : Mes fantasmes
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Lundi 19 mai 2008
...Ah ! C'qu'on est bien !
publié dans : Mes fantasmes
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Dimanche 18 mai 2008

La fin de la colo arrive et notre nouvelle relation pose de gros problèmes. Nous allons nous retrouver dans le monde que pour un temps nous avons quitté. Le charme des vacances, c'est de couper les ponts momentanément avec nos amis, notre entourage journalier et vivre dans un autre environnement, un autre groupe dans lequel nous pouvons vivre, nous exprimer autrement, se faire de nouveaux amis, jouer un personnage que nous ne sommes pas ou au contraire nous libérer et vivre bien plus naturellement que nous ne le faisons d'ordinaire contrains par une éducation, des préjugés, des règles de vie, des obligations morales et matérielles. Dans notre vie de tous les jours, aurions-nous trouvé l'occasion de faire éclore cet amour latent qui depuis de nombreux mois, des années peut-être, nous attirait l'un vers l'autre mais qu'une chape de préjugés, d'inhibitions nous interdisait ?

Notre problème, c'est qu'il va falloir revenir dans notre entourage habituel et présenter notre nouvelle relation, la vivre au vu et au su de tous. J'avoue que je ne m'en sens pas le courage, que cette perspective m'angoisse et attriste ces derniers jours.

Voilà pourquoi nous sommes assis l'un à côté de l'autre, angoissés devant la décision qu'il faut prendre. On dit, on dit pas ? Nous, nous avons envie de vivre notre nouvelle passion sans retenue mais comment notre entourage acceptera-t-il ce changement. Comment mes parents, ceux d'Alex, sa copine accepteront cet amour entre garçons, leurs garçons, son compagnon ? Terribles discussions en perspective, incompréhensions à prévoir, rejets de certains, acceptation des autres ! Notre société a fait quelques progrès dans la reconnaissance des différences, l'acceptation des gays et lesbiennes mais tous, garçons ou filles, doivent faire face à la méchanceté, l'agressivité des homophobes. Plus personnellement je me pose la question de savoir si cet amour qui s'est révélé si soudainement, si tardivement, si récemment tiendra dans le temps ? Même si la réponse semble évidente et la question incongrue, nous devons nous la poser. Car faire tant de ramdam si c'est pour s'apercevoir dans six mois que cette passion n'est qu'un feu de paille, ce serait faire bien du mal à nos êtres les plus chers pour rien ! Si ce soir j'ai envie de répondre que notre amour sera le plus fort, car pur, profondément sincère, ma raison, me dit d'être prudent. Alex en vient à la même conclusion. Nous ne sommes que deux mais nous sentons plus puissants que l'humanité. Contre l'humanité entière peut-être, mais contre nous-mêmes ?

  • -- Est-ce que tu penses que l'on pourra continuer à vivre ensemble ou pas ?
  • -- J'ai une copine, je dois t'avouer que l'idée de lui faire du mal par une déclaration trop brutale soit au-dessus de mes forces, je le crains,
  • -- Ouais, je comprends. Crois-tu que de lui apprendre par petits bouts lui fera moins de mal ?
  • -- T'as raison, rien n'est moins sûr
  • -- J'en suis de plus en plus sûr, le plus sage est de ne rien dire dans l'immédiat. On rentre chez nous. On reprend notre vie comme avant et on verra…
  • -- Ce sera notre secret ! Tu sais qu'on peut se voir facilement ! Alors t'as raison. On attend, on confirme et ensuite on dévoilera la vérité malgré les tempêtes qu'on peut prévoir.

Pour toute réponse, je le prends dans mes bras et l'embrasse en prémisse à une soirée plus détendue et bienheureuse.

Nous nous embrassons passionnément quand la porte de notre chambre s'ouvre et que Rémy apparaît dans l'encadrement. Rémy est un garçon qui travaille à la cuisine. C'est un garçon un peu arriéré qui est employé à titre d'emploi protégé. Nous avons avec lui de bons rapports ce qui n'est pas le cas pour tout le monde. Disons que beaucoup sans réellement lui faire du mal, le chinent, au mieux l'évitent. Si la nature ne l'a pas fait intelligent, il n'est pas stupide et comprend beaucoup de choses, choses qu'il a bien du mal à exprimer. La nature curieusement a enfermer cet être raté, dans un joli corps de belle tournure. Seul, au premier abord, son regard dit que quelque chose n'est pas vraiment normal en lui. Il est souvent la victime de plaisanteries douteuses parfois méchantes. Heureusement pour lui, il ne comprend pas tous les sous-entendus, les jeux de mots. Il n'est pas méchant pour un sou et est toujours prêt à rendre service. Malheureusement comme, il n'est ni futé, ni adroit de ses mains, souvent un peu collant, on l'évite. Il est là debout, la main toujours sur la poignée et nous regarde toujours enlacés et rouge jusqu'à la racine de nos cheveux. Curieusement c'est lui qui rompt ce silence qui devient pesant.

  • -- Vous gênez pas pour moi, de toute façon je savais.
  • -- Quoi ! Tu savais ?
  • -- Oui, vous savez, j'ai vu les regards que vous vous lanciez, vos manières. Les autres, y z'ont pas remarqué mais moi, j'ai compris surtout depuis quelques jours !
  • -- Tu ne diras rien aux autres ?
  • -- Ne vous inquiétez pas les tourtereaux. Les autres ils sont pas gentils avec moi. Souvent ils me font de la misère. Ils pensent que j'comprends pas. Mais vous c'est pas pareil, vous êtes toujours gentils avec moi. Je vous aime bien.
  • -- Merci, t'es sympa.

Il n'est peut-être pas aussi stupide qu'il en a l'air ! Il y a en lui par contre beaucoup de sensibilité, d'humanité. En ce moment, planté là, le regard fixe, inexpressif, nous regardant toujours enlacés avec ce regard qu'ont les enfants lorsqu'ils vous regardent étonnés pour la première fois, j'avoue qu'il me fait peur. De plus tout son corps exprime une certaine agitation intérieure, de l'embarras. Nous n'osons bouger, ne savons que faire, que dire, de peur de déclencher une réaction qui chez lui peut, sans être violente, être bruyante et ce n'est pas ce que nous désirons en ce moment !

  • -- Qu'est-ce qu'il y a Rémy ? Quelque chose ne va pas ? T'as un problème ?
  • -- Ben… J'peux vous poser une question ?
  • -- Bien sûr !
  • -- Qu'est ce que ça fait d'embrasser un garçon ?
  • -- C'est agréable. C'est bon. C'est doux. C'est délicieux.
  • -- C'est la même chose qu'avec une fille ? Parce que moi des filles, j'en ai déjà embrassées à la fête foraine quand il y a le cirque.
  • - Non, c'est différent, c'est une sensation à part. Je ne saurais pas expliquer. Mais pourquoi poses-tu cette question ?
  • -- Ch'ais pas, j'pensais qu'vous saviez ! C'est pure curiosité de ma part.
  • -- J'ai cru que tu allais dire que tu aimerais bien embrasser un mec. Juste pour savoir.
  • -- Ben, t'es pas vraiment dans le tort. J'aimerais bien embrasser un garçon, pour voir ce que ça donne. J'ai jamais osé demander. Mais vous êtes si gentils que j'm'disais que peut-être en vous demandant poliment…
  • -- C'est pour ça que t'es entré sans frapper ?
  • -- Oh non ! Je jure ! J'ai oublié.

Il est si désarmant, si sincère, si malheureux que nous nous regardons avec Alex et que des yeux, nous nous disons : "Pourquoi pas, pourquoi pas lui donné un peu de plaisir lui qui est si desservi par la nature !"

  • -- Tu veux que nous t'embrassions tous les deux pour voir la différence ?
  • -- Vous moquez pas Monsieur Alex ! C'est mal !
  • -- Mais je ne me moque pas. Riton est d'accord avec moi.
  • -- Oui je suis d'accord avec Alex. Pour te faire plaisir.
  • -- On va t'embrasser tous les deux et tu pourras faire la différence avec les filles.
  • -- Approche, et ferme les yeux.

II s'approche apeuré, ferme docilement les yeux, avance le menton, puis les lèvres comme s'il allait embrasser quelqu'un sur la joue. Un magnifique petit cul de poule ! Je m'approche, pose doucement mes lèvres sur les siennes. Je le sens se raidir. Il n'a certainement jamais embrassé la moindre fille. Je commence par de petits baisers sur ses lèvres tendues. Elles sont douces, pulpeuses. Je laisse alors plus longtemps mes lèvres sur les siennes. Il est toujours raide. On croirait un condamné à mort qu'on mène à la guillotine. Je le serre alors dans mes bras, lui dis quelques mots doux à l'oreille et tente de forcer la barrière de ses lèvres toujours crispées. Il se retire subitement, comme effrayé.

  • -- Que se passe t'il ? Tu n'aimes pas ?
  • -- Si.
  • -- Alors pourquoi t'échappes-tu ?
A suivre...
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Samedi 17 mai 2008
...qu'en penses-tu ?
par Aldrin publié dans : Mes fantasmes
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Jeudi 15 mai 2008

Jeunes ou vieux,
Beaux ou laids,
Arrogants ou timides,
Intra ou extravertis,
Hétéros ou homos,
Tous, dans l'intimité ou en public
Nous aimons la montrer
C'est notre emblème, notre fierté
Vive ma queue, mon chibre, mon zob,....

par Aldrin publié dans : Mes fantasmes
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