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Cest le dernier jour de la colo. Dans l'intimité de notre chambre nous nous posons des questions sur la suite à donner à notre coup de foudre. Ayant trouvé une solution provisoire nous nous enlaçons quand Rémy, le simplet des cuisines, comme nous l'appelons, nous surprend en flagrant délit d'embrassade. Il nous demande qu'est-ce que ça fait d'embrasser un garçon plutôt qu'une fille. A bout d'arguments, nous lui proposons d'essayer. Le premier contact n'est pas une réussite !
A cette question, nous voyons dans son regard une grande confusion qui se transforme rapidement en une détermination farouche. Laquelle ? Je me demande si nous n'avons pas joué avec le feu. Il est gentil et calme. Mais parfois il a des réactions inattendues qui peuvent être violentes. Comme il est costaud et ne contrôle pas sa force, je ne suis pas très rassuré. Je vois au regard d'Alex, qu'il pense comme moi. Subitement Rémy fait le pas qui me sépare de lui et me prend, presque violemment, dans ses bras et plaque ses lèvres sur les miennes. Je n'ai ni le temps d'avoir peur, ni celui de réagir que sa langue a déjà investi ma bouche. C'est lui maintenant qui me fourrage la bouche en tout sens comme une bête affamée. Je le calme de mon mieux, essaie de le guider et lentement, nous arrivons à quelque chose de plus serein, plus sensuel. Il comprend difficilement lorsqu'on lui parle, mais avec des gestes, des mises en situations, lorsqu'on prend la peine de lui montrer, comme en ce moment, il comprend aussi bien qu'un autre. Pas de doute il a compris, bien compris et il aime ! Comme ce baiser n'en finit plus, Alex se manifeste pour rappeler qu'il est là et attend son tour. J'essaie de me séparer de lui mais l'animal ne veut plus me lâcher. Alors Alex s'approche de nous, le prend dans ses bras et commence à nous caresser. Il embrasse Rémy dans le cou. Ce dernier, sentant cette nouvelle présence amicale, reprend pied avec la réalité. Il quitte ma bouche, nous regarde l'un après l'autre comme s'il revenait d'un lointain voyage. Il sourit à Alex qui l'a presque pris dans ses bras et le bécote toujours. Il me regarde.
Voyant que nous ne pouvons aller plus loin dans la discussion, ni nous défaire de lui, Alex se place devant lui, tandis que je m'écarte. Avec la même fougue qu'avec moi Rémy baise Alex à pleine bouche. Le même scénario se répétant, j'interviens comme l'a fait Alex et Rémy comme tout à l'heure se relâche et nous regarde l'air perdu, hébété. L'expérience est nouvelle, l'émotion trop forte pour lui.
Il y a une tension palpable entre nous. Moi et Alex aimerions maintenant être seuls. Lui les bras ballants n'a pas bougé d'un pouce et semble en pleine confusion. Quelque chose le tracasse, mais quoi ? Comment le lui demander, l'atteindre ?
Ouf ! Pensons-nous tous les deux. On ne se doutait pas de la question !
Un long moment nous nous regardons interdits. Que répondre ? Où veut-il en venir ? Quelle idée trotte dans sa tête ? Est-il si innocent qu'il en a l'air ? Si nous lui répondons oui que va-t-il nous demander… Si nous lui répondons non quelle sera sa réaction. Il paraît si excité ! Ce n'est pas le moment de le vexer. Il n'est pas si couillon qu'il en a l'air ! Du regard nous optons pour la vérité.
On se regarde de nouveau. On en sortira pas. Il est excité, têtu comme une mule ! Nous n'arriverons à rien ! Il faut y passer. Impensable de dévoiler publiquement notre liaison, de divulguer la scène du baiser dont Rémy parlerait infailliblement dans sa colère. Comme Alex je voudrais bien faire l'amour encore une fois avant de nous quitter demain ! Le faire avec Rémy mettrait un peu de sel à nos ébats. Et puis, pourquoi faire de la peine inutilement à ce garçon qui a déjà assez de malheurs dans la vie ? Ce n'est pas très moral. C'est choquant. De quelle morale parlons-nous ? Eduquer une personne avec les moyens appropriés, c'est ce que nous faisons en ce moment. Est-ce vraiment amoral ?
C'est un risque, un pari. C'est vrai que dès demain matin nous partons. Alors… Rémy sans précipitation se déshabille, plie ses vêtements, les range soigneusement. Il est poilu comme une bête ! Il a des poils partout ! Sur les membres, le dos, la poitrine. Un véritable ours ! Je ne parle pas de sa toison dans laquelle sa bite disparaît presque ! Ce qui est curieux, c'est que sur ce corps couvert d'une fourrure, bestiale, bien proportionné, il a une tête d'ange où il n'y a aucune trace de pilosité malgré son âge. Tel qu'il est, on n'a pas vraiment l'impression qu'il soit nu et pourtant il est là, à poil, les bras ballants. Il nous regarde, heureux, attendant notre bon plaisir pour la suite des opérations. Avec Alex nous ôtons notre tee-shirt et approchons de lui. Nous le faisons avec lenteur, car nous le sentons tendu. Doucement, sans gestes brusques nous l'approchons, commençons à le caresser sur le haut du corps. Il trésaille. On sent qu'il est perdu, qu'il hésite. Alors j'approche ma bouche de la sienne et pose mes lèvres sur les siennes. Cela le rassure. Il connaît maintenant ce contact et y répond instantanément. Pendant ce temps Alex se déshabille entièrement et vient se coller à lui par derrière. Le sentant Rémy se contacte de nouveau mais par mon baiser, un affermissement de mon enlacement, des paroles, douces je le rassure. Je lui dis que c'est Alex, qu'il va lui apprendre à faire l'amour alors il se détend, accepte les caresses d'Alex sur sa poitrine puis sur son ventre. Il se détend si bien qu'il prend enfin une première initiative. Il m'entoure de ses bras, relâche la pression de son baiser et commence à me caresser le dos. Il est hésitant. Ses gestes sont encore incertains mais on sent que tout cela lui plait, qu'il y prend goût. Toujours avec prudence, je me retire laissant ma place à Alex. Le changement de partenaire se fait sans réaction notable. Je me dénude entièrement et viens me placer derrière lui. Ma queue bien raide, vient se glisser entre ses jambes sans qu'il réagisse, tout occupé qu'il est à se frotter à Alex avec un plaisir de plus en plus évident. Je l'embrasse dans le cou, puis sur le haut du dos, le lèche, descend petit à petit, m'agenouille, et commence à m'occuper de ses fesses. Je les embrasse, les caresse, les lèche, les mordille. Sa fourrure est douce au toucher. Il réagit de plus en plus fort. Tout en ne lâchant pas Alex, il commence à onduler du bassin. Quand j'immisce ma langue dans sa raie, ses mouvements augmentent d'intensité, il commence même à gémir. Il apprécie notre traitement et surtout y participe. Il semble maintenant en pleine confiance et est apparemment complètement détendu. Alors tout en le baisouillant, lui léchant la raie, j'avance prudemment mes mains entre ses cuisses. A ma grande surprise et ma grande satisfaction, il accepte cette avance en les écartant. Signe d'approbation qui me permet de lui prendre les couilles à pleines mains. Maintenant il a lâché Alex qui libéré s'agenouille, lui prend la queue. Une belle queue bien droite, grosse sans excès, plutôt longue. Un beau bijou de famille comme ses couilles dont je m'occupe avec plaisir. Toujours debout, ondulant sous nos caresses, il gémit pousse de petits soupirs, nous encourage par des : "Oui ! Oui ! Encore !…". Nous l'exhortons à ne pas faire de bruit, lui disons qu'on peut nous entendre dans les autres chambres mais, peine perdue ! Il est aux anges, découvre un monde inconnu, est entièrement tourné vers son plaisir et n'a manifestement rien à foutre des autres. Moi avançant dans mes activités anales, j'enfonce ma langue de plus en plus dans ce trou neuf qui se donne à moi sans retenue bien au contraire. Légèrement penché en avant, Rémy a pris appui sur les épaules d'Alex qui s'occupe avec sa bouche de la queue qui lui est offerte. Rémy se donne totalement, va au devant de nos caresses, est un élève merveilleux qui spontanément jouit de nos attentions. Une langue dans le cul, une bouche en guise de capote, son bassin va instinctivement d'avant en arrière et amplifie tout les plaisirs que nous lui offrons. Tout son corps n'est qu'ondulations, il n'est plus vraiment avec nous, tourné seulement sur les sensations que nous lui procurons. La chambre est redevenue silencieuse. Seul Rémy trouble ce silence en émettant des soupirs et de petits cris. Nous le besognons de plus en plus franchement, de plus en plus vigoureusement et c'est maintenant son corps seul qui réagit à nos actions. Tout en lui léchant le cul, je lui caresse les cuisses, le bas ventre, tandis qu'Alex lui masse l'arrière des cuisses et les couilles. Sous toutes ses caresses, Rémy devient comme fou, ne se contrôle plus vraiment. Il bouge dans tous les sens. Ses mouvements sont saccadés. Il ne crie plus, ne gémit plus ! Seule sa respiration haletante, saccadée nous informe de son plaisir et de la monté d'une jouissance qui maintenant ne va pas tarder à exploser. C'est bon de faire jouir un garçon qui n'a jamais connu ces délices, qui découvre le monde, son corps, qui pour la première fois se donne totalement, vous fait une confiance totale. C'est bon et émouvant. Nous voudrions que pour lui les choses continuent indéfiniment mais la nature a ses limites, ses exigences et Rémy dans un râle puissant, une contraction impressionnante lâche sa première giclée. Alex n'a que le temps de lâcher cette queue qui maintenant ressemble à une fontaine d'où l'eau sort à gros bouillons. Le sol et inondé du foutre de Rémy. Il prend Alex, qui vient de se relever, dans ses bras, le serre avec toute sa force. Il pleure ! Nous savons que c'est de bonheur, d'émotion, de reconnaissance. Comprenant que le paroxysme de sa jouissance est passé, je me relève à mon tour et par derrière l'enlace pour lui signifier ma joie, mon émotion, ma satisfaction pour lui avoir, avec l'aide d'Alex permis de connaître ce bonheur qui pour chacun de nous est égal au sien et quotidien. Comprenant la solitude abyssale de ce garçon, sa normalité physique et soupçonnant toutes les frustrations que cela doit lui procurer sans parler des vexations que nous lui infligeons au quotidien, je me sens très triste et très proche de lui. J'ai l'espace d'un instant le sentiment étrange de le connaître, d'être en symbiose avec lui, de l'aimer. Après ces embrassades pleines d'émotion de sensibilité exacerbée, il faut bien revenir à la réalité, au présent. Calmé émotionnellement, les couilles vidées, saturé de caresses, ayant retrouvé son calme, sous le contrecoup d'une expérience d'une intensité peu commune, Rémy est devenu un être "normal". Combien de temps cela durera-t-il ? C'est une autre histoire. Pour un long moment nous parlons à un garçon qui, a retrouvé une expression orale normale. Il se rhabille et nous dit sa joie, sa reconnaissance pour ce que nous lui avons fait connaître. Il nous parle aussi un peu plus de sa vie ici, de ses joies, de ses peines, de ses frustrations. Il nous quitte enfin sans nous avoir oublié de nous remercier une fois encore et embrassé. Rémy parti, nous nous retrouvons seuls face à notre destin. Nous restons un moment à discuter de ce que nous venons de vivre, de ce qui nous attend et tout naturellement nous tombons dans les bras l'un de l'autre et connaissons une dernière fois dans cette chambre un plaisir que nous espérons de tout cœur pouvoir renouveler encore et encore… |




